Quel NAS Synology choisir ?

J’ai acheté mon premier NAS en 2010 pour un besoin assez basique de pouvoir réaliser des sauvegardes à la maison et éventuellement de m’en servir comme hébergeur de documents. Mon choix à l’époque a été un DS710+ permettant d’avoir 2 disques durs en RAID, que j’ai ensuite étendu des années après avec une extension DX510 me permettant d’ajouter 5 disques supplémentaires.

Nous sommes aujourd’hui en 2021, soit 11 ans plus tard, et mon DS710+ fonctionne toujours aussi bien. Il est évidemment terriblement lent, et ne dispose plus d’aucune mise à jour, ce qui en fait une machine à risque en matière de sécurité. Sans parler du risque pour la préservation de mes données.

De plus comme il est lent et âgé, je ne peux pas, hormis pour du stockage, l’utiliser véritablement pour d’autres besoins autohébergés plus gourmands.

J’ai donc pris la décision d’en racheter un… après 11 ans, faut savoir se faire plaisir de temps en temps. Et évidemment, face à la robustesse et à la qualité de ma première expérience avec Synology, j’ai de nouveau opté pour un serveur NAS Syno : Le DS1821+.

J’y reviendrai après.

Sommaire

Que faire avec un NAS ?

NAS, ça veut dire Network-attached storage. En gros, stockage réseau. C’est donc un ordinateur relié à votre réseau, qui dispose d’une grande quantité d’espace disque et qui peut être utilisé pour tout un tas de choses que je vais essayer de lister ici. Évidemment, l’un des gros avantages du NAS, c’est que son espace de stockage peut être mis en RAID, c’est à dire rendu redondant pour que justement, si un disque dur lâche, aucune donnée ne soit perdue. Et ça c’est cool.

Donc ce qu’on peut faire avec un NAS, évidemment, c’est avant tout du stockage de données. C’est-à-dire des sauvegardes (time machine ou classique), mais également en tant que serveur de fichiers dans les petites entreprises où chez les particuliers qui veulent à la fois partager des documents avec toute la famille, désengorger leur ordinateur de bureau et évidemment ne pas perdre de données.

Au-delà de ça, on peut aujourd’hui faire des tas de choses super cools avec un NAS sans pour autant avoir besoin de mettre les mains dans le cambouis.

On peut par exemple en faire une station de téléchargement qui récupérera pour vous automatiquement les derniers torrents récupérés manuellement ou à travers un flux RSS. On peut ensuite aller un peu plus loin en y installant un Plex ou ce genre de chose pour en faire son propre service de streaming perso. Même chose avec la musique et les MP3.

On peut également l’utiliser pour faire de la surveillance vidéo en y connectant ses caméras IP, y stocker toutes vos photos, mais aussi héberger des sites ou des services pour développer une alternative autohébergée au cloud…etc. pour vos emails par exemple ou pour remplacer Google Docs et ce genre de choses. Et si vous êtes développeur, vous pouvez évidemment vous en servir comme dépôt Git mais également serveur de test pour le déploiement de votre code.

Sans compter sur le fait qu’aujourd’hui, les NAS supportent également Docker, ce qui permet de déployer à peut prêt tout et n’importe quoi en terme d’applicatif sans se prendre la tête, grâce à la virtualisation.

Quel type de NAS choisir ?

Alors je vais parler beaucoup de Synology pour plusieurs raisons. D’abord, c’est le matos que je connais le mieux. C’est également l’une des marques les plus robustes au niveau du matos et les plus fiables au niveau du logiciel. Ça tourne comme une horloge suisse.

Mais vous pouvez évidemment vous intéresser à d’autres marques comme les NAS Qnap qui sont également très bien ou si vous aimez bidouiller, recycler un vieux PC et y installer TrueNAS pour faire votre NAS DIY. Je n’ai pas opté pour cette dernière option qui bien qu’économique, demande pas mal de temps pour choisir le bon matos, mettre tout ça en place et surtout en maintenance au fil du temps pour assurer la sécurité de mes données.

En gros, avec Synology, je paye un peu plus cher, mais je ne me casse pas la tête.

Quel stockage choisir ?

Je parle de RAID depuis tout à l’heure, mais une petite explication rapide s’impose. Le RAID (pour Redundant Array of Independent Disks) est une technologie de stockage de données qui permet de combiner plusieurs disques durs en un seul espace de stockage. Il existe différents types de RAID qui offrent des niveaux différents de performance, de capacité de stockage et de fiabilité.

Je ne vais présenter que les RAIDs qui offrent de la redondance en matière de données. Les RAID 0 et JBOD n’offrent pas de redondance, donc c’est pas ouf.

RAID 1 : Celui-là c’est simple. Les données sont écrites à l’identique sur les deux disques durs simultanément. C’est ce qu’on appelle du data mirroring.

RAID 5 : Le RAID 5 permet de répartir les données sur minimum 3 disques durs et de calculer des données de parité qui seront également distribuées sur tous les disques durs appartenant à la grappe de disques. Ainsi il est possible avec 2 disques intacts d’en reconstituer un 3e à partir des données de parité. Moins d’espace disque perdu qu’en RAID 1, et des temps d’accès plus rapides. Pour faire du RAID 5, il vous faudra 3 disques durs minimum.

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