Kaspersky veut concurrencer Windows Defender avec un antivirus gratuit

Kaspersky veut concurrencer Windows Defender avec un antivirus gratuit

Concurrencé par la présence par défaut de Windows Defender dans Windows 10, Kaspersky lance une version gratuite, allégée mais pertinente, de son antivirus.

Après plus d’un an et demi de développement, Kaspersky lance son antivirus gratuit pour Windows, le Karspersky Free (KF). L’offre gracieuse de l’éditeur russe se destine aux utilisateurs « qui n’ont pas les moyens de dépenser 50 dollars sur une protection de qualité » et prennent le risque d’installer des utilitaires gratuits « plus troués que le gruyère » ou, pire aux yeux d’Eugene Kaspersky, « s’appuient sur Windows Defender ».

A ce prix, ou plutôt son absence, la solution proposera « tous les éléments essentiels de protection ». Antivirus, navigation sécurisée, protection de la messagerie instantanée et des mails répondent présents tout comme l’analyse des médias de stockage externe (clé USB…). Version allégée de l’édition classique, KF présente l’avantage d’être moins gourmand en ressources système tout en s’appuyant sur les mêmes technologies. Et Eugene Kaspersky assure que son offre « n’est pas couplée avec toutes les bêtises habituelles, comme le suivi des habitudes de l’utilisateur à des fins publicitaires et les infractions de confidentialité, dont les antivirus gratuits souffrent massivement afin d’être rentables ». Que des avantages, donc, à en croire le dirigeant.

Enrichir massivement la base virale

Pour autant, KF ne vient pas concurrencer la version payante. Celle-ci bénéficie de fonctions supplémentaires comme le firewall, le contrôle parental, la protection du paiement en ligne et la connexion sécurisée (VPN) qui, selon Eugene Kaspersky, justifient les 50 dollars/euros de licence annuelle de l’édition premium. D’ailleurs, l’offre servira les intérêts de l’éditeur. Les données récoltées en masse par la version gratuite permettront d’approfondir les connaissances de l’entreprise russe sur la circulation des malwares et donc, au final, d’enrichir la qualité de protection globale de ses produits. « Les grandes bases de données auront plus d’informations pour alimenter le Machine Learning », résume le dirigeant russe...

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