Derrière les prestations sociales se cache un piège numérique

Derrière les prestations sociales se cache un piège numérique

Maladie, temps partiel lié à la COVID 19, versement d’indemnité suite à un arrêt. Des escrocs profitent de documents d’assurance sociale afin de piéger les internautes.

Tout commence par un courriel. Il est signé par un assureur du Nord de la France, l’IRCEM. Selon les informations de ZATAZ, d’autres assureurs seraient concernés par cette usurpation d’identité. Le courriel affiche comme objet : « Votre versement d’indemnité suite à votre arrêt. » Le contenu du courriel est propre, il reprend l’intégralité d’un courrier officiel de l’assureur. « Veuillez trouver ci-joint le récapitulatif du montant et des périodes indemnisées concernant votre arrêt de travail. » souligne la missive. Avec le mail, un fichier PDF baptisé « Bordereau de prestation.pdf« .

Le courriel usurpateur comporte un vrai document d’une assurée rendant son contenu très réaliste.

Vraies informations Versus Vrai piège

Ce bordereau reprend l’identité d’un vrai client de l’assureur. La même identité présente dans l’introduction du mail. Dans le feuillet, son adresse postale, son métier, les numéros concernant le client, son sinistre, de demande ainsi que la date d’arrêt maladie (Juillet 2020) et le montant de l’indemnisation. J’ai contacté l’assureur. La cliente existe vraiment. C’est sa véritable adresse. Son numéro d’assuré existe bel et bien.

Mais pourquoi ai-je reçu ce courriel ? Une erreur dans l’adresse électronique ?

L’url contenu dans le courriel usurpateur dirige, selon la géolocalisation de l’internaute, vers d’autres arnaques.

Plus vicieux que ça. En cliquant sur le lien proposé dans le courriel, en plus du PDF d’indemnisation, me voici dirigé sur une page pirate. La fumeuse alerte "Attention, votre ordinateur est infecté" . Une urgence en raison d’un nombre important de virus dans ma machine. Le lien malveillant passe par keepcalmbar*com pour me rediriger sur lamarlawshe*com ou encore fli-properties*com. Ces deux derniers espaces cachent la page de la fausse alerte de Microsoft. A noter que ces pages dirigent les internautes sur d’autres espaces web selon la géolocalisation proposée par l’ip de connexion. Le numéro de téléphone affichée dans la fausse alerte Microsoft a changé 5 fois entre le moment de cette enquête et sa diffusion !

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