Arnaque à l’emploi via Pôle Emploi

Arnaque à l’emploi via Pôle Emploi

ZATAZ vous expliquait, il y a quelques semaines, comment certains pirates profitaient de Pôle Emploi pour mettre la main sur les mails des demandeurs d’emploi. ZATAZ vient de piéger un nouveau groupe d’escrocs. Explication.

Il y a quelques jours, je suis intervenu auprès de chômeurs via l’entremise de Pôle Emploi. L’idée, parler des réseaux sociaux, du web comme outil efficace pour trouver un “job” et des escroqueries possibles pouvant les cibler.

Parmi les escroqueries de ces dernières heures, celle de la machine à mettre des courriers sous pli.

Comment ça marche ?

Des escrocs mettent la main sur des adresses mails de chômeurs en piratant les comptes d’entreprises, partenaires de Pôle Emploi. Par ce biais, les pirates peuvent contacter les demandeurs d’emploi et leur faire miroiter un emploi aussi fictif que dangereux. Je vous expliquais la méthode en juillet 2018 via un piège téléphonique visant des escrocs.

Les entreprises se font piéger, par exemple, en répondant à ce qu’il pensait être un courriel de Pôle Emploi. Un hameçonnage !

Disponible, maintenant

Tout débute par un courriel. Un interlocuteur recherche une personne de confiance. La missive s’affiche de la sorte : “Je suis à la recherche une personne disponible pour un travail à domicile dans la mise sous pli. explique l’interlocuteur. Ce travaille consiste tout simplement à mettre dans des enveloppes différents éléments de publipostage.” Bref, pas bien compliqué. Le demandeur d’emploi va devoir plier des publicités. Salaire, 500€ par mois.

“Si cela vous intéresse, veuillez me confirmer votre disponibilités afin que je puisse vous donnez tous détails sur comment nous allons procéder.” Je prends donc ma plus belle plume et motive ma candidature.

Quelques heures plus tard, une réponse de mon futur patron. “Vous aurez à préparer 3 350 documents par mois. Vous n’avez pas besoin de diplôme ou d’expérience avant d’exercer ce travail. Pour ce job, vous devez juste habiter en France, avoir au moins 18 ans d’âge. Le salaire qui vous sera versé est de 500€, chaque mois, par chèque. En amont, à titre de garantie, je vous avancerai 300€ comme avance sur salaire dès le début du travail puis les 200€ restants dès la fin du mois.”

Un premier chèque de 1 800€

Mon nouveau “boss” m’annonce la signature d’un contrat… après mon mois d’essai. “Nous assurons la livraison du travail à faire à votre domicile puis l’enlèvement du travail achevé.“.

Dans un troisième courriel [le pirate s’assure d’avoir un correspondant motivé et hameçonné, NDR], l’escroc réclame l’identité de son interlocuteur, sa profession [pour rappel, il est censé écrire à un demandeur d’emploi, NDR], le nom de sa banque, un numéro de téléphone et une adresse postale. Des informations qui doivent servir à constituer le contrat...

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